Infographie : le marché de la réhabilitation

09 septembre 2015 par Snapkin
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Lorsque l’on sait que sur les 31 millions de logements que compte la France, 18,8 millions ont été construits avant 1975, on comprend aisément l’importance des enjeux liés à la réhabilitation. Il s’agit d’un marché considérable et son potentiel de développement est tout à fait prometteur car il est tiré par des moteurs puissants : la rénovation énergétique dont le poids croit chaque année, la demande de travaux d’accessibilité qui est en train de s’affirmer avec le vieillissement de la population, les travaux liés à la sécurité, l’adaptation aux technologies modernes… Malencontreusement, c’est un marché qui échappe souvent à la maitrise d’œuvre : on remet fréquemment entre les mains des artisans et des entreprises ce travail qui relève normalement des compétences de l’architecte.

Pourtant, l’architecte est parfaitement habilité à intervenir sur des projets de réhabilitation. Son intervention peut entrainer une réelle plus-value sur le bien à réhabiliter. L’interrogation de la valeur patrimoniale, son reconditionnement peut créer des situations spécifiques potentiellement capables de devenir singulières. En outre, les contraintes programmatiques poussent à trouver des solutions ingénieuses, économiquement avantageuses et uniques : un travail plus complexe et riche que les seuls intérêts esthétiques et techniques. La mise en œuvre d’un raisonnement constructif et adapté peut libérer la dimension sensible de l’espace. De plus, la rentabilité est souvent supérieure à la construction neuve. Sur ces dix dernières années, la hausse des coûts des bâtiments a été de 30 % et celle des prix des terrains de 600 %, et en cela la réhabilitation constitue une réelle alternative financière et écologique à l’architecture ex-nihilo.

Les métiers de l’architecture sont enclins à élargir leur champ d’intervention, de façon à prendre pleinement en compte les nouveaux enjeux stratégiques de la construction que constituent la réhabilitation/rénovation du bâti, le renouvellement urbain, la prise en compte de l’environnement. En ce sens, ce marché ne doit pas être limité aux seules opérations de restauration des centres villes historiques mais concerner l’ensemble des opérations de requalifications domestiques et urbaines. Ces interventions peuvent mettre en évidence le souci des maîtres d’œuvre de respecter et de valoriser le projet qui leur est missionné.

En ce début de troisième millénaire, on ne peut plus penser la ville comme on l’envisageait depuis la Révolution industrielle. La ville de demain n’est plus la ville «nouvelle», cet espace bétonné en perpétuelle expansion horizontale et verticale qui soumet l’habitat et ses habitants aux impératifs d’une croissance que l’on croyait sans fin. A l’appui du bâti existant, il est important de densifier les tissus plutôt que de continuer à consommer frénétiquement le territoire. Avec la révolution numérique, nous disposons pour la première fois des moyens technologiques pour bâtir cette architecture 2.0. L’outil SNAPKIN s’inscrit dans cette démarche de transition en offrant la possibilité à l’usager d’évacuer les tâches fastidieuses du relevé de mesure et de modélisation informatique pour passer très simplement à la phase conception.

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